Enjeux pour la santé et l'environnement

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Acariens, peinture ou radon...Nos lieux de vie intérieurs sont chargés de polluants d'origine biologique, chimique ou physique. Leur effet pour notre santé et pour l'environnement est variable, selon les personnes, mais aussi selon l'exposition. Explications.

Les polluants de l'air intérieur sont très nombreux et de natures très variées. De la même manière, le niveau de risque pour la santé et l'environnement peut être faible ou très élevé. Comment s'y retrouver alors. L'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), organisme missionné par les pouvoirs publics, en lien avec un réseau d'experts scientifiques, propose de comprendre la situation en faisant un focus sur chacun des polluants.

En prenant un peu de hauteur, cet Observatoire a distingué :

  • les polluants biologiques tels que les acariens et les moisissures.
    Origines : poussière, poils des animaux domestiques, l'humidité.
    Effets : troubles respiratoires.

     
  • les polluants chimiques tels que les COV ou les phtalates
    Ces polluants sont omniprésents au quotidien.
    Origines : produits de bricolage (peinture, revêtement de sol, cosmétiques, etc.), carburants, effluents automobiles, appareils de chauffage, produits ménagers, sprays désodorisants, meubles neufs, insecticides, etc.
    Effets : très variables allant d'une simple gêne à des risques cancérogènes, comme pour le plomb.
     
  • les polluants physiques
    Origines : le radon, gaz naturellement émis par le sol dans certaines zones
    Effets : cancérogène.


Un peu moins classables, les perturbateurs endocriniens, d'origine chimique ou naturelle, sont présents dans de nombreux produits du quotidien : maquillage, vaisselle, etc. Leur nocivité est de modifier le système hormonal. Nous avons consacré un focus à ce sujet.

Selon l'exposition à ces polluants, les effets ne seront pas les mêmes.
De courts expositions à des concentrations importantes de polluants peuvent provoquer des effets aigus. On observe alors des irritations, des nausées, des céphalées, voire même des décès en cas d'intoxication grave au monoxyde de carbone.
Des expositions chroniques à de plus faibles doses ne sont pas forcément moins dangereuses. Elles peuvent mener à des pathologies respiratoires, neurologiques, cardiovasculaires, voire au développement de certains cancers.

D'autres types de pollution

La pollution lumineuse impacte également la santé des personnes concernées, par l'éclairage public ou les commerces qui restent éclairés. Elle dérègle les cycles du sommeil, accentue le stress. Cette lumière inappropriée a également un impact sur la biodiversité.

La pollution lumineuse constitue un phénomène qui, bien qu'assez récent à l'échelle de notre société, va néanmoins croissant, s'accompagnant d'un impact environnemental majeur, tant au niveau de la faune que de la flore ou de la santé humaine (cancers du colon et de la prostate, fatigue, dépression, obésité..).

"La pollution lumineuse, entre écologie et santé"
Revue médical de Liège - article collectif

La pollution sonore, occasionnée par le trafic routier, le voisinage, les travaux fait aussi partie des nuisances de l'environnement intérieur. Deux personnes sur trois citent le bruit comme source de nuisance, selon une enquête TNS-Sofres de 2010, présentée dans notre chapitre sur le bruit.

Qualité de l'air au travail
Des millions de Français rejoignent régulièrement un environnement de travail clos. La qualité de l'air intérieur au travail fait l'objet d'attentions particulières, notamment de la part de l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Chaque secteur d'activité connaît ses propres risques (voir les ressources de l'INRS)
Les activités de bureau, dans le secteur tertiaire, sont par exemple concernées par des expositions à de faibles doses de polluants (matériaux de construction, d'entretien, moyens d'impression, etc.) mais pour des temps longs.

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