Concepts et définitions

Il n’échappe plus à personne que les températures (des océans, de l’air) ne cessent de monter à la surface de la Terre depuis près de 150 ans, que le climat change.
On parle, pour désigner ces modifications de températures, de « changements climatiques » qui sont la somme de phénomènes complexes et interdépendants, disparates en termes de causes et de conséquences selon les régions du globe. Pour désigner ces changements, les experts et communicants parlent également de dérèglements climatiques.
L’expression est également utilisée au singulier - le « changement climatique » - pour désigner un phénomène global sans précédent lié à l’activité humaine et abordé de manière scientifique et politique.

+0,85°C
la hausse de température
moyenne mondiale
des terres et des océans
de 1880 à 2012

Source : GIEC

Quels mécanismes à l’origine du réchauffement ?

L’effet de serre est un phénomène naturel qui joue un rôle essentiel dans la régulation du climat terrestre. Les gaz à effet de serre (vapeur d’eau, dioxyde de carbone, méthane, ozone, etc.) se cumulent autour de la terre, formant une barrière captant et retenant la chaleur. Sans ces gaz, il ferait en moyenne -20°C et la vie sur Terre serait impossible.
Ce phénomène a été amplifié par l’activité humaine. Depuis le 19e Siècle, la consommation galopante d’énergies fossiles [les énergies produites par la combustion du charbon, du pétrole ou du gaz naturel] due à l’intensification des activités économiques (industrie, transports), l’agriculture et la déforestation ont participé à augmenter l’émission de gaz à effet de serre (GES), entraînant des changements climatiques conséquents.

Le climat se transforme à un rythme jamais vu par le passé.

Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC)

2 fois
plus de vagues de chaleur
en France d’ici 2050

Source : Météo France

Des conséquences importantes

L’atmosphère et les océans se réchauffent, le niveau des mers augmente, la couverture neigeuse diminue, les glaciers reculent et la concentration des GES s’accentue. Ces dérèglements se traduisent par des aléas climatiques parfois extrêmes (inondations, canicules, grands froids, etc.) qui ont de réels impacts – directs ou indirects - sur la santé et les écosystèmes.

29 à 82 cm
la hausse du niveau des mers
d’ici 2081-2100, soit

1 sur 10
personne
concernée dans le monde

Source : GIEC

Les réchauffements du climat touchent également la manière d’aborder l’aménagement du territoire et les politiques publiques nationales et locales (link AS chclim polpub) en vue de limiter les émissions de GES (maîtrise de l’étalement urbain, présence de la nature en ville, accessibilité, etc.).

Réchauffement : encore des doutes ?

Certains citoyens et experts remettent en cause le phénomène de « changement climatique ». Les points de discussion, de sources variées, concernant surtout les chiffres annoncés pour décrire l’évolution des températures à la surface du globe. D’autres remises en cause concernent le caractère anthropique du phénomène, avec pour argument un cycle naturel d’activité accru du soleil depuis les années 1950. Les contestations portent enfin sur le caractère médiatique du problème. Les préoccupations politiques autour de ce sujet, et les moyens déployés pour les aborder, seraient alors une manière d’éviter d’autres problématiques sociales et environnementales plus importantes.
Si ce problème a longtemps été une question socialement vive, les « climatosceptiques » sont de plus en plus rares.
Au sein de la communauté scientifique, plus aucun organisme d’envergure nationale ou international ne remet plus en doute la réalité du phénomène.
Source : « Positionnement de la communauté scientifique envers le réchauffement climatique », Wikipédia