Pistes pour changer au quotidien

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Faire reposer le changement lié à l'air extérieur sur les seules épaules des individus n'est pas pertinent. Les changements collectifs, et donc d'ordre politique, sont également nécessaires au vu des enjeux que représentent cette thématique.
Malgré cela, il reste important de pouvoir agir à son échelle. C'est donner du sens à ses gestes et à ses choix, selon son éthique, sans avoir forcément le souci de tout résoudre (qui constitue bien souvent un obstacle à l'action).
Voici donc quelques pistes pour agir en lien avec les enjeux que représentent cette thématique.

Se renseigner sur la qualité de l'air

Se protéger quand l'air est pollué

  • En cas d'épisodes de pollution aux polluants PM10, NO2, SO2, réduire ou reporter les activités physiques et sportives intenses
  • En cas d'épisode de pollution à l'ozone (O3), réserver les activités physiques et sportives intenses à l'intérieur
  • Aérer les lieux de vie tôt le matin et après 22h.

    Pour les populations "vulnérables" (jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées…) 
    et "sensibles" (présentant des problèmes de santé accentués par la pollution) :
  • Éviter les zones de fort trafic routier aux périodes de pointes
  • En cas de pollution à l'ozone, éviter les sorties l'après-midi quand l'ensoleillement est au maximum
  • Éviter les activités physiques et sportives intenses en plein-air
  • Ne pas sortir les jeunes enfants. Ils respirent deux fois plus rapidement et absorbent plus d'air, et donc de particules nocives, comparé à leur poids

Éviter de polluer

(Source : ARS Auvergne-Rhône-Alpes)

Sortir ou non les enfants lors des pics de pollution ?

Voilà une question socialement vive. Pour les personnels éducatifs en crèche ou en école, il est difficile de savoir que faire des arrêtés préfectoraux qui visent à mettre à l'abri les « populations vulnérables » lors de pic de pollution.
Le texte mentionne d'éviter de sortir l'après-midi ou d'avoir une « activité physique intense ».
Cela veut-il dire de ne pas aller jouer dehors avec les enfants, enclins à courir beaucoup. La mesure interroge : n'est-il pas meilleur pour leur santé de sortir une heure dans le jardin ?
Ce contact avec la nature , même urbaine, est bénéfique et la qualité de l' air intérieur dans les lieux d'accueil de l' enfance et de la petite-enfance est parfois encore plus médiocre que celui à l'extérieur.

L'ONG Greenpeace a établi au Printemps 2019 une cartographie mettant en avant le taux de pollution du dioxyde d'azote (NO2) au niveau des crèches et des écoles de Lyon. L'objectif est d'alerter les décideurs publics pour qu'ils prennent des mesures pour réduire la pollution dans l'agglomération, en abandonnant notamment le projet d'une autoroute urbaine. A noter : cette carte est figée dans le temps et ne tient pas compte de la pollution de l' air intérieur

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