Concepts et définitions

L’air, en entrant et sortant de notre corps, assure un lien entre intérieur et extérieur, entre notre organisme et le monde qui nous entoure. Respirer l’air qui nous entoure est inhérent à la vie.

L’idée que la vie est liée à la respiration n’a pas de commencement assignable. Avant que la physiologie naisse et tente d’expliquer ce lien, on sait que perdre la vie, c’est ne plus respirer, et qu’au contraire, reprendre le souffle, c’est revenir à la vie et à la conscience qui l’accompagne.

Armelle Debru

Le corps respirant, la pensée physiologique chez Galien
 

15 m3

d’air par jour
l’air qu’un adulte moyen respire,
soit la taille d’une camionnette de déménagement, soit
22 000 respirations par jour

    « L'air est plus ou moins contaminé par des polluants gazeux, liquides ou solides d'origine naturelle (émissions par la végétation, les océans, les volcans...) ou produits par les activités humaines (cheminées d'usines, pots d'échappements...). […] » (Source : Airparif)

    L’air extérieur est celui que nous respirons dans nos jardins, nos rues, nos forêts, nos cours d’écoles ou sur nos balcons. Dans notre réflexion, il se distingue de notre environnement intérieur (l’air de nos maisons, de nos lieux de loisirs, de travail, de nos véhicules).

    Les éléments de la qualité de l’air

    L’air est chargé de ce qui est émis dans son environnement. On parle de pollution lorsque ce qu’il contient est nocif pour l’Homme, les animaux, les végétaux et les biens.

    La pollution de l’air est un mélange complexe et en constante évolution de divers éléments chimiques, biologiques et physiques pouvant être toxiques pour l’homme.


    Direction générale de la santé

    « Questions-réponses : Air extérieur et santé » (avril 2016)

    La qualité de l’air est impactée par la présence de polluants de natures et de sources très variées. Les principaux polluants atmosphériques se classent dans deux grandes familles bien distinctes : les polluants primaires et les polluants secondaires. (Source : Airparif)

     

    La nature de la pollution atmosphérique a beaucoup évolué ces trente dernières années.
    Aujourd’hui, elle est en majeure partie liée à l’activité humaine. Les principaux secteurs sources d’émissions sont :

    • Les transports.
    • Les activités dans les bâtiments (de résidence ou de services).
    • L’industrie.
    • L’agriculture.

    (Source : Ministère de la transition écologique et solidaire)  

    L’air atmosphérique comporte aussi des allergènes comme les pollens ou les moisissures présents naturellement.

    Une pollution complexe

    Les problèmes liés à la pollution de l’air ont changé d’échelle. Les pollutions sont depuis les années 1980, régionales et transfrontalières, parfois éloignées de leurs sources d’émission.

    Jean-Pierre Garrec, chercheur

    « Évolution de la pollution atmosphérique en France. De la pollution locale à la pollution globale ».

    La concentration des particules allergènes ou toxiques peut dépendre des conditions météorologiques. La prévision de ces conditions, notamment en milieu urbain, permet d’estimer en partie les épisodes de pollution. Météo France note : « les ultraviolets (transforment le) rayonnement solaire sur les hydrocarbures et les oxydes d'azote en ozone et en d'autres gaz présents dans les rejets urbains ».

    Toutefois, le comportement des polluants atmosphériques reste globalement difficile à anticiper :

    D'un point de vue météorologique, la pollution atmosphérique — qui ne saurait être étudiée indépendamment des pollutions affectant les autres éléments de la biosphère, comme le montre l'exemple du cheminement du cycle hydrologique — est souvent difficile à suivre et à prévoir.

    Glossaire Météo France

    La pollution est-elle visible ? A-t-elle une odeur ?
    Avez-vous à l’esprit une image du smog brunâtre qui recouvre les métropoles et où les rayons du soleil peinent à filtrer ? La pollution se voit parfois, en effet. Mais pas toujours.
    Et ce que nous voyons n’est pas forcément toxique. Les nuages de vapeur blanche qui s’échappent des grandes tours de réfrigération des centrales nucléaires ne seraient par exemple pas dangereuses.
    Notre nez nous interpelle aussi. Nous sentons parfois l’air chargé de certains produits toxiques, comme aux abords d’industries. Une mauvaise odeur est-elle pour autant signe de pollution et de danger pour la santé ?
    « L’utilisation de l’olfaction en tant qu’élément de sécurité lors d’une exposition à une substance chimique peut être trompeuse (surestimation du danger) ou représenter un certain risque (sous-estimation du danger) », note Atmo Aura dans un article sur la Plateforme de signalement des nuisances olfactives ODO.

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