Image d'une internaute portant un masque devant son écran
Focus

Coronavirus : quelques pistes éducatives

Mots clés

FOCUS SPÉCIAL. Pistes et réflexions pour accompagner les éducateurs et éducatrices en santé-environnement au cours de la crise sanitaire du Covid-19 et sur la période qui suivra.

image verte coronavirus

Focus publié le 10 avril 2020

ÉDITO

La catastrophe sanitaire que nous traversons questionne les liens entre santé et environnement, au niveau individuel et collectif, au niveau local et au niveau global. Elle réinterroge nos modes de vies, notre organisation politique et économique. Avec toute la réalité qu'elle englobe (confinement, maladie, effets sur l'environnement, etc.), elle touche à beaucoup de dimensions de notre existence : bien-être psychique et confinement, rapport au « dehors », biodiversité et santé, résilience des territoires (circuits courts, solidarités locales, etc.), organisation économique, mondialisation, etc.

Beaucoup d'articles de presse soulèvent la question de notre rapport au vivant. Certains suggèrent que la nature se venge ; mais n'est-ce pas prêter au « non humain » des intentions humaines? Ne serait-ce pas une manière de séparer encore l'Homme et la nature ?
Une piste intéressante pourrait-être de questionner nos interdépendances avec l'ensemble du vivant, et entre nous humains de différents territoires et de différentes générations. In fine, de quoi dépendons-nous pour vivre ?  

Cette période souligne notre besoin de réfléchir et d'inviter à réfléchir, de remettre en question, de débattre, de penser le maintenant,  l'avant et l'après.
En tant qu'acteurs éducatifs, comment aborder tout cela avec nos publics ?  

Nous avons fait le choix de partager avec vous dans ce focus spécial plusieurs pistes éducatives en santé-environnement qui peuvent être mobilisées dans les jours et les mois qui viennent.
Pour chaque piste éducative, nous proposons une revue de presse commentée. De manière exceptionnelle, nous partageons des articles payants qui nous ont paru particulièrement intéressants. En effet, nombre d'entre vous ont accès aux abonnements via les médiathèques ou centres de documentations et de ressources, alors nous nous sommes dit que ça valait le coup.

Beaucoup de disciplines sont mobilisées et mobilisables : anthropologie, sociologie, psychologie, philosophie, politique, biologie et microbiologie, écologie, épidémiologie, santé publique, etc. Notre souhait est que tout cela puisse servir à des animateurs, enseignants, éducateurs, documentalistes, professeurs d'université ou étudiants.

N'hésitez pas à partager avec nous les activités éducatives que vous mettez en place, en nous envoyant un mail, nous pourrons ensuite mettre en ligne des fiches "activités" sur ce thème.

Elise Ladevèze et Lucie Pelosse,
co-animatrices du Pôle Thématique Régional Éducation et Promotion Santé-Environnement.


SOMMAIRE
 

1. Philosopher, se poser des questions existentielles

2. Parler des émotions et développer les compétences psychosociales

3. Explorer, enquêter, se documenter, forger son esprit critique


1. Philosopher, se poser des questions existentielles

Comment entamer des réflexions philosophiques ? Comment s'exercer à réfléchir, à élaborer sa pensée et à en discuter ? Et ce, quel que soit notre âge.
Voici l'occasion de se saisir ensemble de grands thèmes comme le rapport entre humain et non-humain, l'interdépendance entre les êtres vivants, les solidarités, les responsabilités, sur la vie et la mort, le savoir, etc.
Par exemple : de quoi dépendons-nous pour vivre ? Ça veut dire quoi penser ? Qu'est-ce qui est vrai ? Que veut dire s'aimer soi-même ? Quelle est la différence entre croire et savoir ? Faut-il prendre soin de la nature ? Pourquoi ne peut-on pas faire ce qu'on veut ?  Les adultes peuvent-ils se tromper ?

Des clés pour se lancer

Des pistes pour réfléchir

Le défi consiste à faire de cette crise l'occasion d'une transformation individuelle et collective.

Corine Pelluchon, philosophe

  • « Coronavirus : « L'épidémie doit nous conduire à habiter autrement le monde ». Le Monde publie une interview avec la philosophe Corinne Pelluchon. Ses propos : « L'épidémie de Covid-19 peut nous enseigner beaucoup sur nous-mêmes et sur notre civilisation. Elle nous rappelle, en premier lieu, la profonde vulnérabilité humaine dans un monde qui a tout fait pour l'oublier. Nos modes de vie et tout notre système économique sont fondés sur une forme de démesure, de toute-puissance, consécutive à l'oubli de notre corporéité. Celle-ci n'est pas seulement le fait d'avoir un corps et d'être mortel, mais elle désigne la prise en compte de la matérialité de notre existence et de notre dépendance à l'égard des conditions biologiques, environnementales et sociales de notre existence : la santé est la condition de notre liberté ».
     
  • « Philosophie de l'épidémie ». Une série d'émissions, proposée par France Culture dans les "Chemins de la connaissance". Voilà des ressources susceptibles de vous éclairer durant la crise actuelle. Présentation : « Alors que chacun s'isole pour tenter d'échapper au coronavirus, les conditions de vie exceptionnelles auxquelles nous nous préparons nous amènent à nous questionner. »
     
  • « Coronavirus, la pandémie à la lumière d'Auguste Comte » - Article publié par le média collaboratif The Conversation, porté par une association à but non-lucratif et dont l'objectif est de : « faire entendre la voix des enseignants-chercheurs dans le débat citoyen. » Présentation : « (…) la pandémie de coronavirus vient nous rappeler l'importance, et l'urgence, de questions auxquelles les philosophes ont consacré, depuis longtemps, des débats animés. Celles des rapports entre individus et société, entre science et politique, et finalement entre logos et praxis. Les questions couvaient sous la cendre. Le virus les a réveillées, et nous donne, en particulier, l'occasion de saisir la pertinence et l'actualité des analyses d'Auguste Comte, le père du positivisme. »
     
  • « Une espèce à part » - Série de vidéos courtes proposées par Arte. Présentation : « De l'infiniment grand à l'infiniment petit, cette série d'animation observe l'humanité à la loupe et replace l'Homme dans un univers dont il n'a jamais été le centre. De l'univers aux gènes, des écosystèmes au corps humain, chaque épisode nous permet d'appréhender des grandeurs et concepts difficilement imaginables par notre cerveau. »

     

2. Parler des émotions et développer les compétences psychosociales

Aborder les émotions que nous ressentons en ce moment paraît essentiel, à la fois pour les conscientiser, les exprimer, mais aussi pour les partager avec d'autres.
Voici quelques questions pour inviter vos publics : Quelles sont les émotions que tu ressens en ce moment ? Saurais-tu dire pourquoi tu les ressens ? Qu'est-ce qui te ferait du bien ?

Les compétences psychosociales sont la capacité d'une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne. C'est l'aptitude d'une personne à maintenir un état de bien-être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l'occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement.

Définition des Compétences Psychosociales par l'OMS

Dix compétences sont identifiées et font particulièrement écho aux compétences nécessaires pour faire face à la situation que nous traversons :

  • Savoir résoudre les problèmes -  Savoir prendre des décisions
  • Avoir une pensée critique - Avoir une pensée créatrice
  • Savoir communiquer efficacement - Être habile dans les relations interpersonnelles
  • Avoir conscience de soi -Avoir de l'empathie pour les autres
  • Savoir gérer son stress - Savoir gérer ses émotions


Pour en savoir plus :
« Développer les compétences psychosociales des enfants et des parents : pourquoi et comment ? », Béatrice Lamboy et Juliette Guillemont, in  Devenir (2014). Introduction et résumé disponibles sur le site du Cairn 


Des clés pour se lancer

N'hésitez pas à utiliser le Cartable des compétences psychosociales développé par l'IREPS Pays de la Loire. C'est un outil pertinent qui propose des activités pour chacune des compétences visées. Et aussi :

  • Une série de podcasts « Émotions confinées » est proposée par la chaîne Youtube de Louie Média.
    La proposition : une exploration des émotions qui nous traversent depuis le début de la crise sanitaire.
     
  • Une série de fiches repères pour mobiliser la communication non violente en période de confinement est disponible sur la plateforme Enfance & Covid. Proposition de fiche repère « J'identifie mes émotions pour faire face au confinement : Repérer comment mon enfant se sent et comment je me sens » (disponible en format audio).
     
  • L'article « Pourquoi a-t-on peur face à l'épidémie ? », publié par The Conversation, donne la parole à cinq experts qui nous expliquent le phénomène. Chacun dans leur domaine de recherche, ils décortiquent la situation avec des mises en perspectives d'ordre psychologique, politique ou sanitaire et nous permettent de mieux appréhender l'épreuve inédite que nous traversons.

 


3. Explorer, enquêter, se documenter, forger son esprit critique

Le confinement peut être un moment propice pour mener des enquêtes avec les élèves, les jeunes ou les adultes autour du "coronavirus". Et si vous ouvriez avec eux ces questions : D'où vient ce virus? Comment a-t-il été transmis aux humains ? Est-ce qu'il vient questionner les liens entre les humains et les animaux ?

Il est évidemment possible et souhaitable d'imaginer des formes de coopération en groupes, même à distance !

Sur son blog « Eduveille », l'Institut français de l'éducation (Ifé) attire notre attention sur la question suivante :

Jusqu'où peut-on apprendre sans les autres?

Pour y répondre, l'Ifé nous invite à lire la lettre « Edubref » du mois mars 2020, le focus est mis sur les interactions entre élèves et des pistes pour organiser toutes les formes de collaboration à distance.
 

Pour travailler sur le tri des informations et fausses informations (fake news, infox)

L'actualité bourrée  d'informations qui circulent à vive allure nous invite à être vigilants, à apprendre à nous repérer dans ce flot, à démêler le vrai du faux et à développer notre esprit critique. Qu'est-ce qu'une information. Quelle est la différence entre une opinion, une croyance et un fait ? Quelle est la source d'une information ? Sur quels critères peut-on croire une information ?

Plusieurs ressources pédagogiques :

Pour décrypter les faux articles scientifiques :

  • Une chronique  intitulée « Radiographie du coronavirus » est proposée sur France Culture chaque matin. Nicolas Martin, producteur de la Méthode Scientifique, fait un point quotidien sur l'avancée de la recherche sur le coronavirus. Il analyse à travers le cas d'un pseudo article scientifique, le danger de la profusion des fake news concernant la pandémie du coronavirus. Écoutez par exemple la chronique du lundi 16 mars "Coronavirus : une épidémie de faux articles scientifiques".
     

Pour travailler le rapport aux sciences

La mise en place d'un conseil scientifique sur lequel s'appuie le gouvernement pour prendre des décisions interroge le lien entre scientifique et politique. Il interroge aussi la défiance des citoyens envers la sphère politique et la tentative du gouvernement de réinstaurer la confiance à travers le recours au scientifique.
La surabondance d'opinions et avis de personnes légitimes et non légitimes sur l'usage ou non de la chloroquine pour soigner le Covid-19 ou sur les origines de l'épidémie, interroge le rapport que nous entretenons avec la science.

Edgar Morin résume bien cet enjeu dans un tweet du 26 mars :

Tweet edgar morin

Des pistes pour réfléchir :

  • « Le Covid-19 révèle une crise de l'institution scientifique », cet article de The Conversation aborde la relation entre scientifique et politique, et entre expertise scientifique et défiance citoyenne.
     
  • Dans le « Journal d'une confinée », sur Télérama, Cynthia Fleury souligne l'importance d'une information scientifique de qualité en période de pandémie.
     
  • Dans un entretien réalisé sur France Culture, Didier Sicard, spécialiste des maladies infectieuses, insiste sur l'importance de mettre des moyens sur la recherche de terrain (sortir des laboratoires) pour mieux comprendre les chaines de contamination et mener des recherches au plus près de l'origine des virus, c'est-à-dire dans les forêts primaires. Pour lui, « il est urgent d'enquêter sur l'origine animale de l'épidémie ».  Interview retranscrite avec une alternance d'extraits vidéos très courts.

 

Pour appréhender les différents risques

Le coronavirus représente un risque avéré et palpable. Pourquoi notre réaction est-elle si différente lorsqu'il s'agit de pollution de l'air, de pollutions diffuses ?

Pour faire les liens entre épidémie, écologie et responsabilités humaines

  • « Épidémies : le rôle de l'environnement ». Vidéo très courte d'Arte qui montre comment la déforestation modifie les habitats, les écosystèmes, la biodiversité et donc la diffusion des agents pathogènes pour l'homme du fait qu'il côtoie des espèces qu'il n'aurait jamais dû côtoyer.

La pandémie de Covid-19 est-elle liée à la déforestation et aux destructions d'écosystèmes ?

Jade Lindgaard et Amélie Poinssot

Médiapart

  • « Le coronavirus, ‘un boomerang qui nous revient dans la figure' ». Dans cet article de Médiapart, Jade Lindgaard et Amélie Poinssot nous interrogent : « La pandémie de Covid-19 est-elle liée à la déforestation et aux destructions d'écosystèmes ? Des liens existent, même s'ils sont parfois indirects, selon les chercheurs. L'extension des monocultures contribue à façonner un monde propice à la diffusion de ce type de virus. »
     
  • « La crise du coronavirus est une crise écologique ». Dans cet entretien paru dans Libération, l'écologue (un écologue identifie, prévoit et analyse l'impact des activités humaines sur l'environnement) de la santé Serge Morand souligne le lien entre destruction de la biodiversité, élevage intensif et explosion des maladies infectieuses. Il appelle à changer d'urgence de modèle agricole, pour éviter de nouvelles crises sanitaires.
     
  • « Contre l'épidémie, l'écologie ». Un des premiers articles paru au cours de cette crise sanitaire, qui met en cause notre modèle de développement (déforestation, urbanisation, agriculture intensive) dans l'origine du virus qui permet à des agents pathogènes d'arriver jusqu'aux humains. Il a été publié par Le Monde diplomatique le 17 mars.
     
  • « Covid-19 ou la pandémie d'une biodiversité maltraitée ». Dans cet article de The Conversation, les auteurs, tous deux systématiciens, nous disent ce que les dernières pandémies révèlent de l'état de la biodiversité.
     
  • L'Uved (Université virtuelle pour l'environnement et le développement durable) a accéléré la mise en route de ce Mooc : « Biodiversité et changements globaux ». Les vidéos qui composent ce Mooc sont accessibles y compris pour les personnes non-inscrites sur le portail Uved et sur les chaînes de diffusion de l'Uved : YouTube UVED, Canal-UVED.
     
  • « Coronavirus : En quoi la pandémie actuelle est-elle liée à l'environnement ? » Ce podcast radiophonique de l'émission Le virus au carré, diffusé sur France Inter, « s 'intéresse à l'émergence des nouveaux virus dans l'environnement et plus globalement, au lien direct entre leur apparition avec la façon dont l'être humain agit sur les écosystèmes ».
     
  • « Pandémie de Covid-19 : La première d'une longue liste en raison du dérèglement climatique ? ». Cet article publié sur Actu Environnement attire l'attention sur le fait que, si « l'érosion de la biodiversité et la déforestation font partie des principaux facteurs d'apparition et de diffusion de pathogènes humains, comme dans le cas de la pandémie de Covid-19, le dérèglement climatique pourrait aggraver la situation ».
     
  • « Comment les changements environnementaux font émerger de nouvelles maladies ». Cet article publié par The Conversation, expose les liens entre biodiversité et zoonoses.
     

Pour questionner l'hypothèse des origines animales de la pandémie

Au jour où nous publions ce focus spécial, la majorité des articles partent de l'hypothèse d'une origine animale de la pandémie mais cela nécessite encore d'être confirmé. En effet, nous manquons encore de recul pour que l'expression des controverses scientifiques ait pu jouer son rôle sur ce point.

Le concept « Une seule santé » reconnait les liens entre la santé humaine, la santé animale et l'environnement .

Société française santé-environnement

  • Dans sa lettre d'information de mars 2020, la Société Française Santé Environnement attire notre attention sur le fait que « les maladies transmissibles ne faisaient (presque) plus peur. Les vaccins et les antibiotiques ont fait croire qu'elles étaient faciles à prévenir et à traiter, à l'exception des maladies tropicales importées en zones tempérées …/… Une étude effectuée sur 335 maladies ayant émergé entre 1940 et 2008 a montré que 60% d'entre-elles étaient des zoonoses, dont 72% dues à la faune sauvage. C'est pourquoi le concept « Une seule santé » (expliqué sur le site de l'OMS) reconnait les liens entre la santé humaine, la santé animale et l'environnement ». Une invitation à replonger dans ce concept d'« une seule santé » !
     
  • « La disparition du monde sauvage facilite les épidémies ». Le média Marianne propose un entretien avec Serge Morand, chercheur CNRS-Cirad, écologue et parasitologiste, qui aborde le lien entre épidémies et faune sauvage et fait le lien avec l'élevage.
     

Pour mesurer les effets de la pandémie sur l'environnement

Pour s'interroger sur l'impact du confinement sur la qualité de l'air intérieur

Pour interroger notre modèle économique

  • « Coronavirus et écologie : Les leçons à tirer de la crise ». Cet article du média indépendant Youmatter met en évidence l'interdépendance (risquée) entre économie et écologie, et l'intérêt d'aller vers une décroissance. Extrait : « La crise du coronavirus a des effets positifs sur l'environnement. Pourtant, pas de quoi se réjouir, car cela montre surtout l'interdépendance complexe et difficilement dépassable entre économie et écologie ».

Se donner l'opportunité historique d'une remise à plat du système, en France et dans le monde.

  • « Plus jamais ça ! ». Tribune rédigée par dix-huit responsables d'organisations syndicales, associatives et environnementales qui appellent à préparer « le jour d'après »  et  réclament « de profonds changements de politiques », pour « se donner l'opportunité historique d'une remise à plat du système, en France et dans le monde ». Relayée par France TV Info.
     
  • « La sortie du confinement ne sera pas du tout la fin de la crise ». Une interview de Gaël Giraud sur France Inter. A écouter ou à lire. 
     
  • France Stratégie (institution autonome placée auprès du Premier ministre) lance un appel à contribution « Covid-19 : pour un ‘après' soutenable ». L'argumentaire : la crise actuelle suppose de « définir un horizon pour l'après : préparer un redémarrage qui tienne compte des erreurs du passé pour ne pas les reproduire, réévaluer nos priorités et nos besoins, avec le souci du long terme, dans le respect de nos engagements environnementaux, de nos libertés publiques, et de nos droits sociaux ». Les contributions sont attendues autour de 7 axes de travail.
     
  • « Exercice pour préparer l'après crise sanitaire pour être sûr que tout ne reprenne pas comme avant ». Le sociologue et philosophe Bruno Latour nous invite sur son site à « décrire, d'abord chacun pour soi, puis en groupe, ce à quoi nous sommes attachés ; ce dont nous sommes prêts à nous libérer ; les chaînes que nous sommes prêts à reconstituer et celles que, par notre comportement, nous sommes décidés à interrompre ». Disponible en sept langues.

 

Quelques ressources en anglais

Voici quelques articles à explorer pour les professeurs et intervenants en anglais.

 

A découvrir dans la médiathèque